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Direction des Organisations Féminines et de l’Entreprenariat Féminin (DOFEF)


I- CREATION

Depuis 2000, le gouvernement du Sénégal a entrepris des initiatives hardies pour booster le développement de l’Entreprenariat Féminin.

Le 14 novembre 2002, l’Etat du Sénégal a créé le premier Département Ministériel en charge de l’Entreprenariat Féminin, aujourd’hui intégré dans le Ministère de la Femme, de la Famille du Genre et de la Protection des enfants.

II- LE CONTEXTE

La promotion de l’entreprenariat féminin est une priorité du Sénégal. Son développement constitue à la fois un moyen efficace pour renforcer la position des femmes dans le développement de la société sénégalaise et un excellent levier de lutte contre la pauvreté dans un contexte où celle-ci se féminise de plus en plus.

En effet, faire de la femme sénégalaise le fer de lance du développement économique et social par l’émergence d’un leadership féminin fort, tel est l’attente du Président Macky Sall dès son accession à la magistrature suprême du pays en mars 2012.

Cette volonté politique s’est traduite par un renforcement du statut de la femme. Et de façon plus concrète, par la création, en novembre 2002, du Ministère de l’Entreprenariat Féminin et du Micro crédit, devenu aujourd’hui Ministère de la Femme, de la Famille du Genre et de la Protection des enfants.

Des actions fortes ont été mises en œuvre et ont permis des réalisations concrètes. Le cadre institutionnel a été amélioré avec la création d’un département administratif spécifique, la DOFEF qui a été conçue afin de prendre en charge les problématiques de l’entreprenariat féminin pour en assurer la promotion.

La large concertation avec les acteurs concernés lors du forum sur « l’Entreprenariat Féminin et la Microfinance : enjeux et perspectives au Sénégal et dans le NEPAD », organisé en mars 2003, a permis de mettre en exergue les enjeux, les contraintes et les atouts, les stratégies d’intervention ainsi que les modalités d’organisation de la promotion de l’entreprenariat féminin et du micro-crédit. Et à partir de là des missions ont été définies et assignées à la Direction.

III- MISSIONS

S’agissant de ses missions, la Direction des Organisations Féminines et de l’Entreprenariat Féminin est chargée :

  • D’appuyer la création d’entreprises modernes et formelles par les femmes
  • Former les femmes entrepreneures et chefs d’entreprises
  • Regrouper les femmes en GPF
  • Etudier les caractéristiques de la femme entrepreneure sénégalaise
  • Elaborer une base de données des femmes entrepreneures
  • Mettre en place des organes techniques de gestion des programmes
  • Appuyer le développement des Organisations Féminines ;
  • Promouvoir le statut et améliorer des conditions de vie des femmes.

IV-VISION

Vision portant sur le développement de l’Entreprenariat Féminin

« Des entreprises de femmes comme pilier reconnu pour l’émergence du Sénégal »

Un Sénégal où les femmes entrepreneures ou celles souhaitant le devenir, tant en milieu rural qu’urbain, créent, gèrent et développent des entreprises selon les normes internationales dans les créneaux porteurs de l’économie nationale et africaine dont la contribution est ressentie significativement dans la création d’emplois, la formation du PIB et la réduction des vulnérabilités

V. AXES STRATEGIQUES

  • Axe1 : Soutien à la création et au développement d’entreprises modernes et durables par les femmes
  • Axe2 : Promotion de l’accès des entreprises féminines aux opportunités d’affaires
  • Axe3: Amélioration de l’efficacité du pilotage de l’EF

VI. REALISATIONS

  • Revue du Document de Stratégie de Développement de l’Entreprenariat féminin avec l’appui du BIT.
  • Projet d’Appui à la Promotion du secteur Privé:
  • Le Guide de la Femme Entrepreneure 3ème édition (5000 exemplaires imprimés);
  • Etude sur le Profil de la Femme Entrepreneure;
  • Des ateliers d’informations et de sensibilisations sur la gestion managériale dans les 14 régions;
  • Projet d’Appui au Renforcement de l’Entreprenariat féminin avec le partenariat de la Wallonie-Bruxelles International (WBI) dans les domaines tels: le marketing.
  • Le réseautage, communication, développement personnel, création d’entreprise textile.
  • Projet d’Appui aux Femmes Transformatrices de céréales locales

VII- PROJETS ET PROGRAMMES

  • Programme de vulgarisation de la 3ème édition du Guide de la Femme Entrepreneure (suite)
  • Mise en place d’un système d’information et de gestion d’une base de données sur l’Entreprenariat féminin
  • Etude sur la Contribution des Femmes Entrepreneures à l’Economie Nationale (PIB)
  • Etude sur le Répertoire des Femmes entrepreneures
  • Mise en place du Réseau des Opératrices Economiques de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (RESOPE- UEMOA)

Réseau des Opératrices Economiques de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (RESOPE- UEMOA):

La commission de l’Union Économique Monétaire Ouest Africain (l’UEMOA) a procédé à la mise en place du Réseau des Opératrices Économiques des États Membre de l’UEMOA (RESOPE-UEMOA) et recommandé aux États d’installer leurs antennes nationales.

Créé en juillet 2006, le RESOPE est une association internationale apolitique et laïque, à but non lucratif dont le siège se trouve à Ouagadougou et couvre la zone de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

L’objectif global du Réseau consiste à promouvoir l’entreprenariat féminin dans un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de développement des meilleures pratiques de gestion dans l’espace UEMOA et à fédérer les initiatives économiques contribuant à l’autonomisation  et l’amélioration de la situation socioéconomique de ses membres.

Les activités réalisées pour la mise en place de l’antenne RESOPE/Sénégal pour l’année 2020/2021 sont les suivantes :

  1. Installation des bureaux régionaux 
  2. Assemblée générale constitutive pour l’élection du bureau national

PALAM II avec la Composante 3

Le Programme d’Alphabétisation et d’Apprentissage de Métiers, pour la lutte contre la pauvreté « PALAM/BID/SENEGAL» est le premier programme pilote de lutte contre la pauvreté financé par le Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID). Il procède de l’Accord-cadre de coopération entre le Sénégal et la Banque Islamique de Développement (BID).

La phase pilote PALAM a enregistré des résultats significatifs qui en font aujourd’hui un programme de référence de la BID.

Le programme constitue une réponse aux grands défis auxquels les couches vulnérables, en particulier les enfants, les jeunes et les femmes, restent confrontées, notamment ceux liés à l’éducation inclusive des enfants avec une prise en compte des disparités de genre, à l’emploi des jeunes particulièrement les filles et à l’autonomisation socio-économique des femmes.

A ce titre, le PALAM/VOLIP demeure un mécanisme pertinent et innovant particulièrement en phase avec les objectifs poursuivis à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) dans ses trois axes (Axe 1: Une transformation structurelle de l’économie et croissance, Axe 2: Capital humain, Protection sociale et

Développement durable, Axe 3: Gouvernance, Institutions, Paix et Sécurité).

La deuxième phase du PALAM en vue de son extension a démarré avec la mise en place de l’Unité de Gestion du Programme (UGP).

La durée de mise en œuvre de la deuxième est de cinq ans (2017-2021).

L'objectif principal du projet est de contribuer à réduire la pauvreté, en particulier chez les jeunes et les femmes en milieu rural (i) en leur dotant de compétences pertinentes d'alphabétisation fonctionnelle et de compétences pratiques de base et (ii) en leur donnant accès à des programmes de microfinance pour leur permettre d'améliorer leur propre développement.

En plus des principes retenus dans la politique du sous-secteur de l’éducation non formelle, le  PALAM s’appuie sur trois leviers stratégiques :

  1. l’approche de concentration dans les sites : faire bénéficier aux sites de l’ensemble des interventions du programme pour un impact plus profond sur la pauvreté,
  2. l’entrée par la famille : un milieu familial alphabétisé favorise grandement le développement de l’enfant et a un impact positif sur la durée de la scolarisation des filles et des garçons et la manière dont ils acquièrent des connaissances. Ainsi, les interventions tendront à toucher dans chaque ménage l’enfant non scolarisé, la mère, la sœur ou le frère selon les composantes du programme.
  3. L’approche intersectorielle intégrée de l’alphabétisation et de la post alphabétisation : mettre l’alphabétisation au cœur du développement, tisser  des liens fonctionnels avec les autres pôles de développement.

 Le programme comprend cinq (5) composantes :

  1. Composante 1 : Accès à l’éducation des déscolarisés et non scolarisés âgés de 9 à 15 ans
  2. Composante 2 : Formation qualifiante des adolescents et jeunes adultes analphabètes
  3. Composante 3 : Alphabétisation fonctionnelle des femmes travailleuses
  4. Composante 4 : Dispositif de micro finance pour l’appui à l’auto emploi
  5. Composante 5 : Gestion et suivi du programme.

Les résultats attendus : Sept principaux indicateurs de résultats sont attendus en 2021:

  1. 6.000 élèves (âgés de 9-15 ans) seront inscrits dans des écoles primaires alternatives pour une durée de 3 à 4 ans d'ici la fin de 2017. En outre, il est prévu qu'au moins 75% de ces élèves poursuivront leur enseignement moyen secondaire dans les 3 régions du projet;
  2. 2.000 adolescents et jeunes adultes (âgés de 16-24 âge) seront alphabétisés et auront acquis des compétences professionnelles;
  3. environ 70% de ces adolescents et jeunes adultes en milieu rural auront obtenus des certificats d'apprentissage dans des ateliers choisis;
  4. 1.500 adolescents et jeunes adultes auront  bénéficié de financement de microcrédit et créé de petites entreprises;
  5. 5.000 femmes en activité en milieu rural (âgées de 25-49 ans) seront alphabétisées  et auront acquis des compétences professionnelles;
  6. Jusqu'à au moins 2.500 de ces femmes en activité auront  bénéficié de microfinances et créé des activités commerciales;
  7. 39 des opérateurs de formation auront bénéficié d'une formation à court terme et seront prêts à être utilisés dans des activités de « faire-faire ».